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DALF C2 : et si la langue nous obligeait aussi à penser ? Qu’est-ce que le courage ? Argumenter, nuancer et débattre

29 sept.
2 min de lecture
Affiche pédagogique DALF C2 sur le courage, la lâcheté et l’argumentation en français niveau C2.

Qu’est-ce que le courage ?


Il y a plus de quarante ans, alors que j’étais en terminale, notre professeur de philosophie nous avait posé cette question lors d’un devoir écrit.

Un élève de ma classe avait rendu une copie double entièrement blanche.


Enfin… presque.


Tout en bas de la quatrième page, en tout petit, il avait simplement écrit :

« C’est ça ! »



Résultat : 18/20.


Plus de quarante ans après, cette anecdote me fait toujours sourire. Mais elle soulève aussi une question qui pourrait parfaitement être posée à des candidats au DALF C2.



Car définir le courage semble facile… jusqu’au moment où l’on essaie vraiment de le faire.


Faut-il avoir peur pour être courageux ?


Prendre un risque suffit-il à faire de nous quelqu’un de courageux ?


Où s’arrête le courage et où commence l’inconscience ?


Faire simplement son devoir peut-il être héroïque ?


Renoncer peut-il parfois demander davantage de courage que persévérer ?


Et l’absence de courage est-elle nécessairement de la lâcheté ?



Plus on avance, plus les frontières deviennent incertaines.


Courage. Prudence. Peur. Responsabilité. Témérité. Héroïsme. Lâcheté.


Des mots que nous connaissons tous.


Mais sommes-nous réellement capables de déterminer où finit l’un et où commence l’autre ?


Mais quel rapport avec le DALF C2 ?


Précisément celui-ci.


Au niveau C2, il ne suffit plus d’affirmer :

« Je suis d’accord. »


« Je ne suis pas d’accord. »


« C’est courageux. »


« C’est irresponsable. »



Il faut être capable de

  • définir des critères,

  • argumenter,

  • illustrer,

  • envisager une objection,

  • concéder une partie de l’argument adverse,

  • réfuter,

  • nuancer…

  • et parfois remettre en cause sa propre position.



Pendant notre prochain cours de DALF C2, nous allons donc nous aventurer sur cette frontière parfois étonnamment ténue entre maîtrise de la langue et réflexion philosophique.



Pas besoin d’avoir étudié la philosophie.



Nous partirons de situations très concrètes et, chaque fois que nous penserons avoir trouvé une définition satisfaisante, nous essaierons… de la mettre en difficulté.



À l’oral, d’abord, dans un débat.



Puis à l’écrit, avec une tribune de 700 à 800 mots.



Quant au sujet exact et aux situations sur lesquelles les élèves devront se prononcer…


je les garde évidemment pour le cours.



Après tout, il faudra bien un peu de courage pour les découvrir. 😉

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